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CONGRÈS
 
La Société canadienne de théologie
41e Congrès annuel, 21-23 octobre 2004
Université Laval, Québec,
Pavillon La Laurentienne
 
Prier en Occident aujourd'hui
Résumés des Communications
 
 
Vendredi 22 octobre 2004, 9:00
Richard Bergeron. Théologien, écrivain et conférencier
 
Titre : La prière interreligieuse. De la praxis à la théologie
 
Dans cette communication je veux situer la prière interreligieuse dans le processus dialogal entre les croyants des différentes religions. Si la "communion dans la prière est la clef de voûte du dialogue" (P.-F. de Béthune), toutes les formes de dialogue interreligieux ne doivent-elles pas aboutir à la prière, point où culmine ultimement la rencontre des croyants? Mais cette prière si nécessaire à l'identification de l'être dialogal, est-elle vraiment possible? et à quelles conditions?
 
Doit-on se contenter d'une prière multireligieuse, c'est-à-dire d'être ensemble pour prier, comme ce fut le cas à Assise en 1985 où tous les représentants des diverses religions se sont retrouvé ensemble pour prier, chacun, pour la paix. Peut-on vraiment accéder à une prière interreligieuse et prier ensemble à l'unisson d'une même prière?
 
Y a-t-il des prières universalisables, c'est-à-dire des prières aptes à être prononcées et pratiquées par des locuteurs d'horizons religieux variés. Ou encore des prières habitables sinon pour tous les croyants, du moins par les fidèles de deux ou trois traditions religieuses? La prière silencieuse, celle qui est au-delà des formules de foi qui séparent les croyants, n'est-elle pas le seul lieu vraiment ouvert à une prière authentiquement interreligieuse? Est-il possible pour un chrétien d'insérer dans sa prière des méthodes, des techniques et des formules qui appartiennent structurellement à des systèmes religieux différents, voire inconciliables? Ou plus radicalement est-il possible pour le chrétien de passer sur l'autre rive et de s'inscrire totalement dans la prière de l'autre?
 
 
Vendredi 22 octobre 2004, 11:00
Pamela Chrabieh. Étudiante au Doctorat. Université de Montréal
 
Titre : La rencontre des cultures et des religions à travers l'art spirituel ou l'écriture artistique spirituelle comme prière engagée et dialogique
 
L'objectif de la communication est de présenter un essai de réécriture iconographique à travers une sélection d'œuvres puisant à mon cheminement artistique personnel, pavé de rencontres entre cultures, théologies et pratiques iconographiques proche-orientales (entre autres, chrétiennes orientales et islamiques). La structure d'ensemble forme un espace de dialogue dont la rédaction est constituée de symboles, de formes et de couleurs qui s'interpellent et s'interpénètrent. L'esprit de cette communication se situe d'une part dans la lignée d'une remémoration de souvenirs personnels de la guerre au Liban - dont les événements ont été évoqués jusqu'à récemment dans un rapport à l'oubli ou au déni -, et d'autre part dans la lignée d'une dénonciation des amalgames réducteurs. L'écriture artistique spirituelle devient ainsi une prière " engagée et dialogique ", un appel à l'ouverture et à l'acceptation de l'altérité, un appel à transcender les frontières imaginaires et les identités meurtries.
 
 
Vendredi 22 octobre 2004, 11:00
Louis Vaillancourt. Professeur. Université de Sherbrooke.
 
Titre : Prière et création. La dimension cosmique de l'existence chrétienne
 
L'Église catholique romaine a été influencée par des idéologies désincarnées (ex.: le mépris grec de la matière) qui ont fait peu de place à l'expression sensible, charnelle, créationnelle de la foi chrétienne. Cela a affecté la prière et la liturgie. Or la spiritualité occidentale, sous l'effet de puissants mouvements culturels, subit de profondes transformations. Elle devient plus globale, plus incarnée, plus cosmique, plus proche de l'expérience humaine quotidienne. On redécouvre la nature comme lieu de transcendance favorable à l'ouverture et au dialogue avec le divin. Cet aspect est plus marqué dans les expériences de prières et de rituels non traditionnels. Mais la foi chrétienne n'a-t-elle pas toujours été porteuse, dans la relation entre Dieu et l'humain, d'une dimension cosmique? La création n'a-t-elle pas une place importante dans la liturgie, eucharistique ou autre, qu'il nous faut redécouvrir et réaffirmer vigoureusement? Cette redécouverte n'est-elle pas essentielle à la connaissance authentique de Dieu, à la reconnaissance lucide et joyeuse de notre créatureté, ainsi qu'à l'éveil urgent de notre responsabilité écologique? La sensibilité actuelle vis-à-vis le corps et la nature n'est-elle pas un appel aux Églises chrétiennes à accentuer la dimension cosmologique présente le dialogue humano-divin?
 
J'explorerai rapidement la tradition judéo-chrétienne pour mettre en évidence la présence continue, quoique souvent discrète, de la thématique créationelle dans la prière (personnelle et collective), pour m'attarder ensuite sur un cas précis, celui de la prière eucharistique, un lieu particulièrement propice à la redécouverte et à l'expression de la dimension cosmologique de la vie chrétienne.
 
 
Vendredi 22 octobre 2004, 14:00
Jean Duhaime. Professeur. Université de Montréal.
 
Titre : Prière et construction identitaire. Les Psaumes et les Hymnes de Qumrân
 
Si les 150 Psaumes peuvent être lus de façon indépendante, ils ont pourtant été édités en un tout dont on peut chercher à dégager la cohérence théologique. La plupart des commentaires des Psaumes et des théologies de l'Ancien Testament comportent une section sur la théologie des Psaumes. Mais la façon de " construire " cette théologie des Psaumes est fort différente d'un ouvrage à l'autre.
 
Les travaux " classiques " comme ceux de H. J. Kraus (1979; 1986) abordent surtout la question sous un angle thématique. Depuis les études de G. H. Wilson (1985), on est plus sensible au mouvement général du psautier et à l'itinéraire spirituel qu'il propose à ses usagers. Enfin W. Brueggeman (1988) a montré que la prière publique est un lieu de construction identitaire. Les textes proposés à prière d'une communauté véhiculent la vision de Dieu, de la personne et du monde que ses membres sont invités à adopter. Ainsi, pour Brueggemann, le Psautier contribue à modeler l'imaginaire des croyants par la proposition d'une vision de Dieu et du monde qui les met en garde contre l'idolâtrie et l'idéologie. Dans la communauté de Qumrân, plusieurs recueils de prières, en particulier les Hymnes d'action de grâce, ont joué un rôle semblable, contribuant à structurer l'identité des membres du groupe dans une perspective sectaire et exclusiviste. Cette communication se propose de présenter brièvement le point de vue de Brueggemann sur le Psautier biblique et de comparer l'univers symbolique créé par le Psautier à celui que les Hymnes de Qumrân mettent en place. En conclusion, on s'interrogera brièvement sur quelques pratiques de prières publiques dans les communautés chrétiennes contemporaines.
 
 
Vendredi 22 octobre 2004, 14:00
Solange Lefebvre. Professeur. Université de Montréal.
 
Titre : Entre phénoménologie de la religion et théologie des religions, parcours de Michel Meslin jusqu'à l'analyse comparée de la prière
 
Pris par l'inquiétude d'un déplacement du théologique vers une science des religions objectiviste, nombre de théologiens pourraient occulter le fait qu'au coeur même du projet des sciences des religions, le plaidoyer en faveur dune phénoménologie du religieux est crucial pour la théologie elle-même, concerne sont propre plaidoyer. Devant les entreprises réductionnistes de plusieurs représentants des sciences sociales de la religion, qui renvoient ou réduisent celle-ci à autre chose qu'elle-même, Michel Meslin illustre depuis 1973, au fil de son parcours, cette convergence épistémologique entre la théologie et la science des religions. Nous en analyserons les principaux fondements, en insistant sur sa dernière contribution comparatiste sur la prière.
 
 
Vendredi 22 octobre 2004, 14:00
Yvan Marcil. Etudiant au Doctorat. Université de Sherbrooke.
 
Titre : La dimension thérapeutique de la prière
 
La prière n'est pas seulement la rencontre d'un transcendant mais un chemin possible de la connaissance de soi. Se connaître dans la vérité, et dans le meilleur des cas dans l'amour, est chemin de guérison. Les antiques pères du désert ont déjà parlé de la dimension thérapeutique et de connaissance de soi de la prière. À leur suite, d'innombrables auteurs spirituels ont également parlé des illusions de la prière quand elle n'est pas accompagnée d'une authentique connaissance de soi. La psychologie moderne confirme ce fait. L'inconscient joue un rôle jusque dans la vie spirituelle. Lui aussi a besoin d'être évangélisé. Dans cet article, nous ferons une analyse succincte de la tradition chrétienne sur la place implicite de la psychologie dans l'enseignement sur la prière, en ce qui concerne la thérapeutique et la connaissance de soi versus l'illusion. Ensuite, nous nous attarderons sur les défis et les ouvertures qu'apportent certains courants actuels de psychologie ou de psychanalyse à la prière. Notre méthode est analytique et s'appuie sur une anthropologie théologique qui met en valeur la dimension de l'altérité divine et humaine. Elle veut s'inspirer également d'une théologie spirituelle soucieuse du dialogue inter-religieux.
 
 
Vendredi 22 octobre 2004, 14:00
Christina Sergi. Étudiante au doctorat. Université de Montréal.
 
Titre : La méditation : un chemin vers une prière du cœur.
 
Dans notre contexte occidental moderne, sécularisé où l'importance du travail et de la performance prime sur la vie intérieure, la prière a souvent peu de place en tant que pratique individuelle et communautaire. La prière qui jadis soutenait l'effort et les valeurs spirituelles de la société, est souvent reléguée au rang de pratique " d'urgence " signifiant l'impuissance humaine à résoudre les problèmes. Encore faut-il que la prière, qui est un ensemble d'invocation et de paroles adressée à un " au-delà ", soit soutenue par une certitude, une foi en un Tout Autre, ce qui pour plusieurs est de moins en moins le cas.
 
Par cette communication nous voulons mettre en valeur la richesse de la pratique de la méditation comme voie vers la revalorisation de l'intériorité et en tant que technique pour parvenir à la quiétude du mental, sans laquelle ne peut être expérimentée une authentique prière du cœur. Contrairement à la prière, qui est une activité de requête, la méditation est une attitude intérieure d'écoute et de réceptivité, qui permet de faire porter notre identification non plus sur ce conditionnement qui représente notre moi personnel mais notre Soi réel qui fait un avec le divin. Comme l'écrit Marcel Légaut : " La transcendance de Dieu est dans l'extrême intériorité, de sorte que plus l'homme s'atteint dans sa profondeur, plus il approche de Dieu ". Nous explorons les techniques pour " être conduit vers le centre ". Dans un monde conflictuel et souvent violent, la méditation n'est-elle pas un moyen de pacification intérieure qui favorise l'émergence de notre " véritable Humanité " ?
 
 
Samedi 23 octobre 2004, 9:00
Jean-Claude Breton, professeur. Université de Montréal
 
Titre : Qui est l'autre de la prière  
D'entrée de jeu, dans son introduction au livre Quand les hommes parlent à Dieu , Michel Meslin affirme que la prière suppose un Autre à qui la prière s'adresse. Bien de nos contemporains disent par ailleurs prier alors qu'ils s'adonnent à des pratiques méditatives où l'Autre n'est pas aussi clairement affirmé. Il y aurait donc, à un premier regard, une différence dans la référence à l'Autre de la prière selon les pratiques concrètes. Mais, plus profondément, cette différence n'est-elle pas le reflet d'un changement de l'Autre de la prière?
 
La présente communication n'entend pas répondre de façon définitive à cette question, mais plutôt proposer des outils qui permettraient d'en commencer l'exploration. En faisant l'hypothèse que, dans la tradition chrétienne au moins, l'Autre de la prière a connu des transformations, il s'agirait donc ici, dans un premier temps, de suggérer quels sont les traits de cet Autre à différentes époques, et, dans un deuxième, de dégager quelques conséquences de ces changements. Plus précisément encore, notre hypothèse tendrait à manifester un processus d'intériorisation dans la référence à l'Autre qui, de sujet extérieur et transcendant, deviendrait de plus en plus intérieur au geste de l'orant. Pour le moment, nous nous contenterons d'illustrer cette hypothèse à partir de quelques exemples pris dans l'histoire de la prière chrétienne, pour en manifester partiellement le bien fondé et commencer une vérification plus complète.
 
 
Samedi 23 octobre 2004, 11:00
Maxime Allard. Professeur. Collège Dominicain de théologie et de philosophie.
 
Titre : Comme si la prière était du désir partagé. Propos en provenance de Thomas d'Aquin et de Jean-Luc Nancy.
 
Un désir partagé, du désir partagé, cela s'entend de plusieurs façons et sur divers tons. Le désir serait divisé, clivé, voire écartelé. On insiste alors sur son éparpillement, sa dispersion, sa multiplication et les difficultés " existentielles " de vivre ce partage. Mais cela aussi s'entend d'un désir distribué entre plusieurs instances désirantes. Le désir n'est alors plus " mien ", ne m'est plus " propre " mais commun avec d'autres. C'est alors de l'ordre d'avoir le désir en partage. Mon désir est déjà alors aussi celui de l'autre (il faudrait résister à l'ajout d'une " capitale " à " autre "). Ce n'est pas tout. " Désir partagé ", oriente aussi vers la part faite au désir, l'expression de cette part qui lui est faite, son énonciation.
 
À tous ces registres, dans ce qu'ils ont de propre et ce qui les fait se croiser, la prière est en jeu. Plus spécifiquement, la prière comme oratio, mise en bouche d'un discours, d'une demande. Elle est mise en jeu, mise en question, à la question, de ce désir et de ses partages. La prière est le lieu de l'énonciation de ce partage et opération délibérant de ce partage. Je propose d'en suivre divers tours dans l'articulation des questions sur la prière et la louange proposée par Thomas d'Aquin dans la Summa theologiae et par une analyse du " Notre Père " proposée au même endroit. Le tout partagé par des propos du philosophe Jean-Luc Nancy occupé à une déconstruction du christianisme.
 
 
Samedi 23 octobre 2004, 11:00
Thérèse Nadeau-Lacour. Professeure. Université du Québec à Trois-Rivières
 
Titre : Prière et autonomie. Variations anthropologiques et critiques sur le sujet orant
 
Quelle que soit sa forme, l'acte de prier manifeste l'être humain comme être-en-relation. La pratique orante met en place des relations d'altérité multiformes qui, en leur cœur même, engagent la liberté de l'orant.
 
Aujourd'hui, plusieurs formes de prière traditionnelles parmi les plus populaires et les plus répandues (prières de demande, d'actions de grâces, etc) sont parfois sévèrement analysées comme des pratiques d'immaturité, de dépendance voire d'aliénation.
 
A contrario, certains de nos contemporains se tournent volontiers vers différentes activités de méditation, cherchant en elles un des moyens les plus sûrs pour se libérer des multiples aliénations que fait peser sur l'être humain une culture occidentale déspiritualisée, réductrice et dissolvante, vouée, selon eux, à l'inessentiel.
 
Trois formes de l'activité orante seront convoquées dans cette réflexion critique: la prière de supplication, la méditation et l'oraison mystique.
 
Cette communication a pour objectif principal de mettre en évidence, à partir d'elles, les différents présupposés anthropologiques qu'elles mettent en œuvre et les conséquences qui en découlent pour l'autonomie et/ou la liberté du sujet orant.
 
 
Samedi 23 octobre 2004, 14:00
Claude Michaud. Professeur. Université d'Ottawa
 
Titre : Au sein de la modernité, le Dieu que je prie
 
La prière d'inspiration chrétienne ou autre, individuelle ou communautaire, a t-elle conservé sa pertinence? Mon hypothèse est la suivante : si les formes de prière varient en accord avec les différentes représentations de Dieu, accordées aux âges de la vie comme au contexte socio culturel, la prière ne demeure pas moins le cri profond de l'individu comme celui du groupe rassemblé qui se tourne vers Dieu pour se soulager de sa peine et se fabriquer un sens.
 
La conjoncture religieuse globale qui préside à cette interrogation est inédite. La rencontre des religions, la prise de conscience de leur relativité, la crise des institutions et la célébration de l'individualisme sont autant de phénomènes qui sous-tendent le passage décisif de l'expérience religieuse de nos contemporains. L'affirmation de la pertinence de la prière tient au fait que, tôt ou tard, l'individu est confronté aux questions existentielles qui, ou bien le terrasse ou bien s'ouvre sur l'espérance, ce qui implique l'ouverture au divin et donc à la prière. Bref, la prière est à la survie psychique de l'individu ce que la respiration est à la vie. C'est ce que la communication tentera d'expliciter en s'appuyant à la fois sur la psychologie et sur l'observation commune.
 
 
Samedi 23 octobre 2004, 14:00
Marc Dumas. Université de Sherbrooke.
 
Titre : Prier pour rien?
 
Nous prions spontanément pour quelque chose ou pour quelqu'un. Notre prière demande à Dieu souvent beaucoup. Elle est marquée par l'horizon de l'orant, un horizon souvent aujourd'hui bousculé par un rythme étourdissant. Et si la prière proposait un rythme différent? L'exploration de prières (de lettres à Dieu) d'aujourd'hui et de prières marquées par la théologie négative (Eckhart) pourrait bien nous conduire à déceler un écart ou peut-être un point de convergence: que la prière de l'orant d'hier et d'aujourd'hui est pour "rien".
 
 
Samedi 23 octobre 2004, 14:00
Hélène Chassot. Étudiante au doctorat. Université de Montréal
 
Titre : Prier Dieue au féminin.
 
Pourquoi prier Dieue au féminin ? que représente pour des croyantes, un langage théologique reconstruit de manière inclusive et faisant appel à de nouvelles images, et une autre figuration de Dieu/e ? Pourquoi des vocables nouveaux , " inventés " par des théologiennes féministes (ex. God/ess, de Ruether, ou G*d d'E. Schüssler Fiorenza) n'ont-ils pas été vraiment " reçus " même dans une tradition féministe ? Et pourquoi d'autres désignations, telles Dieue-comme-Mère (Sallie McFague) Sophia, ou encore Celle qui est (Elizabeth A. Johnson) semblent faire partie de notre vocabulaire théologique et spirituel ? Quel est le lien entre " Dieue " en théologie et " Dieue " dans la prière ? Peut-on prier " une Dieue " non-traditionnelle, ou s'adresser à Jésus comme Christa, dans la spiritualité chrétienne ? Ou faut-il inventer une autre façon de prier, une autre forme de spiritualité féministe ?
 
Telles sont les questions que je me pose et que je développerai dans ma communication.
 
Après avoir tenté de répondre au pourquoi de la prière au féminin, je me tournerai vers le " comment " de cette prière et décrirai quelques approches possibles d'une prière au féminin, en lien avec des expériences personnelles et communautaires. Je terminerai par quelques suggestions d'images évocatrices de Dieue, susceptibles d'enrichir à la fois notre réflexion et notre prière.
 
 
Samedi 23 octobre 2004, 14:00
Élaine Champagne. Professeure. Institut de pastorale des Dominicains
 
Titre : Une prière enfantine?
 
Des recherches récentes font de plus en plus état de la dimension spirituelle de l'expérience des enfants, même des plus jeunes. L'ouverture sensible, relationnel et existentielle des enfants face au monde invite à s'interroger sur le dynamisme de vie qui les anime, et à mieux reconnaître leur sensibilité spirituelle. Qu'en est-il de la relation des enfants, en particulier des tout-petits d'âge préscolaire, avec le transcendant/immanent Est-il possible de parler explicitement de la prière des enfants comme relation à Dieu? Que peut révéler la prière des enfants?
 
L'atelier privilégiera une approche de théologie pratique fondée sur l'observation d'enfants du groupe d'âge ciblé. L'analyse visera à mieux déceler l'expression de la prière chez des enfants en même temps qu'elle proposera quelques pistes qui permettent d'en déployer la portée théologique.
 
 









 
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